Lucie Champenois

Déclic Équicoaching | Beaugency

Monitrice d'équitation près d'Orléans, Lucie a transformé sa passion d'enfant en métier. De sa connaissance fine de l'intelligence émotionnelle du cheval et de son intérêt dans l'accompagnement humain, elle a choisi d'allier les deux pour proposer l'équicoaching. 

De la passion pour l'équitation et naissance d'une passion

Quelle a été ta première vie professionnelle ? 

J’étais responsable adjointe du centre de loisirs de la ville de Meung-sur-Loire pendant 15 ans. En parallèle, je donnais des cours d’équitation et je développais mon entreprise avec Déclic. Au bout d’un moment je me suis dit : bon Lucie tu as 40 ans, il serait peut-être temps de faire ce que tu aimes ! Sauf que quand tu es dans la fonction publique, tu pars avec rien financièrement. Donc il a fallu se lancer avec la peur au ventre. J’ai pris une disponibilité à la mairie pour ne faire que ça. 

Quelle est ta formation ? 

J’ai commencé à faire du poney à l’âge de 9 ans, puis adolescente j’aidais au poney-club et en échange, ils me faisaient monter. Ensuite j’ai travaillé 4 ans dans un poney-club.

C’était génial et le rythme était très soutenu et vite je me suis rendue compte que ça ne répondait pas à ce que je cherchais. On est dans la suractivité des animaux et je trouvais qu’on les exploitait un peu trop, même si sur le moment j’ai adoré enseigner et accompagner mes élèves en concours.

J’ai donc arrêté pour devenir monitrice indépendante. Depuis ce jour, je ne donne des cours qu’à des gens qui sont propriétaires de leurs chevaux et je les accompagne au quotidien ou jusqu’au concours.

Comment es-tu arrivée à l’équicoaching ? 

Un peu par hasard ! Une copine m’avait invitée à assister à une prestation d’équicoaching et étant de nature assez curieuse, j’ai tout de suite dit oui ! 

J’ai trouvé ça fascinant mais pour moi, on n’allait pas assez au fond des choses. Cette idée était dans ma tête après le premier anniversaire de mon fils, je me suis dit que c’était le moment de se lancer et j’ai trouvé une formation d’équicoaching. Ça a été des mois de réflexion parce que c’est une formation qui est très chère, pas diplômante. Je suis partie en formation plusieurs week-ends pendant 4 mois et comme j’allaitais encore mon bébé, tout le monde venait avec moi !

Quelle était ton organisation pour concilier famille et travail ? 

La formation avait lieu du vendredi au mardi en région parisienne. Mon mari récupérait les enfants le vendredi et ils me rejoignaient. Ça a vraiment été une aventure familiale !

Je le dis tout le temps, mais je remercie mon mari parce qu’il m’a encouragée, il y a cru et je pense que c’est une chance.

Cette formation, j’ai trouvé ça fou. Au départ, je pense que j’avais un peu peur de me lancer seule donc je me suis lancée avec une personne qui faisait la formation avec moi. Je pense que ça aide à se motiver, à croire en nous et ne pas se sentir seule mais rapidement on s’est séparées parce qu’on n’avait pas les mêmes ambitions et on ne voyait pas les choses de la même façon et tant mieux parce que finalement, j’ai pu faire quelque chose qui était vraiment à mon image. C’est comme ça qu’est né Déclic.

En quoi consiste l’équicoaching ? 

Il va y avoir le volet coaching pour les individuels, le volet médiation pour les jeunes, les seniors mais aussi le public handicapés, les cours d’équitation et l’équicoaching en entreprise. C’est toujours une sacrée aventure parce que comme j’interviens partout en France avec des chevaux que je ne connais pas. Donc les gens arrivent en disant c’est facile, vos chevaux savent faire ça depuis toujours et je leur dis non, il y a deux heures je ne les connaissais pas. Ça prend encore plus tout son sens et c’est hyper révélateur et transformateur. Ce n’est jamais arrivé qu’il ne se passe rien sur la prise de conscience ou sur le travail émotionnel sur les gens. 

Tu proposes également de la médiation équine ? 

J’ai commencé avec les enfants grâce à une crèche qui m’a tout de suite fait confiance. Elle se trouve dans un EHPAD qui y a vu l’intérêt pour les résidents et la façon dont les poneys pourraient les stimuler. Ma ponette Bella a pris l’ascenseur pour aller à la rencontre des résidents ! 

As-tu déjà douté ? 

Oh oui, il n’y a pas un seul moment où je n’ai pas douté et je doute encore ! 

J’ai créé Déclic en 2022 et je doute encore parce que je ne sais pas ce que l’année suivante va m’apporter. Je doute tout le temps et le fait d’être seule, tu doutes encore plus. 

Est-ce que ça a été compliqué de t’écouter pour créer ton entreprise ? 

Ça a été très compliqué, j’ai passé des nuits blanches. J’ai une copine qui a créé sa boite, elle est hyper ambitieuse et elle n’a pas peur des projets. Elle m’a beaucoup soutenue et je la remercie car même si aujourd’hui on ne se parle plus trop, elle est arrivée à une période de ma vie où je pense que sans elle, je n’aurais pas osé me lancer. 

Le fait que mon mari soit très enthousiaste et y croit, que j’ai assez d’économie pour financer ma formation, tout ça m’a rassurée mais j’ai quand même eu peur !

Quel conseil pourrais-tu donner aux personnes qui ont du mal à s’écouter ? 

Je sais ce que c’est que d’avoir peur de se lancer, et on ne peut pas le faire à la place des gens. C’est quelque chose qui leur est propre et on est tous différents sur la prise de risque. Je dirais d’essayer d’être accompagnés du mieux qu’ils peuvent pour avoir les ailes pour s’envoler. Le simple fait que les gens croient en nous nous aide à nous sentir légitimes et à prendre confiance en nous.

Comment gères-tu les hauts et les bas financiers dans ton activité ? 

C’est compliqué à gérer, parfois ça va et parfois ça m’empêche de dormir.
Je trouve que le plus dur à gérer c’est à la fois cet aspect financier où on ne sait pas ce qui va se passer l’année prochaine

Ce qui est vraiment difficile quand tu es entrepreneure c’est à la fois la solitude et d’avoir toutes ces casquettes : commerciale, community manager, comptable et en plus d’être face à d’autres professionnels qui ne connaissent pas la réalité de notre quotidien d’entrepreneur.

Quelle a été la meilleure décision pour ton entreprise ? 

D’être seule. J’ai dit tout à l’heure que je souffrais d’être seule mais cela me permet de prendre des décisions qui me ressemblent. J’encourage tout le monde à ne pas s’associer. Travailler avec d’autres gens oui, mais de ne pas s’associer. Je pense que c’est le meilleur moyen de s’écarter de ce qu’on a envie de faire.

As-tu un échec et une leçon à partager ? 

L’échec a été d’être deux pour commencer quelque chose et me rendre compte qu’en fait on n’avait pas la même vision du métier. Ne pas avoir réussi à dire non a un peu été un échec pour moi. Au bout d’un moment elle s’est rendu compte que j’étais beaucoup plus investie qu’elle dans le projet, donc elle a choisi d’en sortir.

Aussi, mon plus gros échec est de ne pas oser démarcher les entreprises. Et la leçon que j’en tire c’est qu’il faut que tu y ailles ma cocotte !

L’autre leçon c’est que comme je ne sais pas le faire, c’est bien de collaborer avec d’autres personnes qui savent le faire, c’est pour ça que je travaille beaucoup avec Jeanne Martin qui est prof de yoga.

Comment fais-tu pour ne pas baisser les bras ? 

L’alcool, non je plaisante ! Se questionner toujours, pourquoi on a décidé de faire ça, parce que je sais que c’est génial, que j’ai les compétences, se recentrer sur pourquoi je fais ça.

Qu’est-ce qui te rend fière ? 

De tout le chemin parcouru, d’avoir réalisé mes rêves. Je suis hyper fière de Déclic, de voir que les gens adhèrent à ce que je propose et qu’ils sont contents.

En quoi le cheval aide dans le coaching et la médiation ? 

Il faut vraiment le vivre pour le comprendre. Le cheval est magique, c’est une proie qui a réussi à rester auprès de l’homme parce qu’il a une sensibilité hors du commun. À part la fuite, il n’a rien pour se défendre. Aujourd’hui il est toujours proche de l’homme car il a réussi à développer des compétences pour qu’il lui serve.

En équicoaching, j’utilise la sensibilité du cheval comme miroir de nous, de nos potentiels et de nos compétences.

Quels sont tes projets futurs ? 

J’aimerais bien organiser un week-end bien-être et déconnexion pour les femmes.
Mon rêve serait de proposer des week-ends mamans-enfants où l’on pourrait venir prendre soin de soi avec le yoga pendant que les enfants seraient à leur activité avec le poney.

Informations Pratiques

 

Déclic Équicoaching

Orléans

06 27 69 36 75

lucie@declic-equicoaching.com

https://www.declic-equicoaching.com/

Votre histoire mérite d'être racontée

Vous avez l'expérience et le savoir-faire mais vous manquez de mots pour les partager à leur juste valeur ?